YMA SUMAC

yma1Avec Obama et compagnie, on est passé à côté de l’essentiel début de cette semaine: Yma Sumac est décédée samedi. La nouvelle n’est tombée que lundi, elle n’est arrivée à mes oreilles que mercredi (je me fais vieux). Yma Sumac (entre nous) je croyais qu’elle n’était plus de ce monde, d’ailleurs, l’a-t-elle déjà été? Soprano péruvienne dotée d’un organe quasi surnaturel, Yma Sumac était la gardienne de mondes sud-américains oubliés. Frappée de sobriquets aussi ridicules que « le rossignol des andes » ou « l’oiseau-chanteur péruvien », Yma Sumac n’en était pas moins une chanteuse formidable dont la voix émergeait de mythes ancestraux dans la clinquance d’un exotica débridé et d’un kitsch débridé. On la disait descendante du dernier empereur inca et détentrice d’un art du chant très personnel qui s’étalait sur cinq octaves. Une légende paradoxale, magnifiée  par ses allures de monarque d’opera et son charisme d’apparat. Célèbre dans les années 50 et 60, Yma s’était un peu évanouie de la conscience collective, surgissant de temps en temps de son temple inca pour se rappeler à notre bon souven ir comme au détour d’une chanson de Vanessa Paradis « Joe Le Taxi / Et Yma Sumac »… Un peu plus tôt, Vanessa évoquait « Joe Le Taxi / Et Xavier Cugat ». Cugat, lui, c’était le roi de la rumba… Je viens de racheter une cargaison de ses 78 tours à la maison et lui, je le confirme, est bel et bien déjà mort. Il joue ses gammes dans l’au-delà depuis 1990. Là, je suis à jour.

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~ par anton levski sur novembre 6, 2008.

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