THE MONKS

monksAllez,  hop! The Monks. Jusqu’à récemment, « The Monks » n’étaient qu’une référence dans l’anthologie Nuggets. Coincés entre les « Clefs Of Lavenders Hill » et « The Sonics », les Monks étaient présentés comme une aberration. Il faut dire que les cinq gaillards composant cette équipe rock’n’rollienne des années 60 étaient américains, mais avaient formé leur groupe en Allemagne où ils étaient casernés. Peu de groupe affichent telle particularité dans leur CV.  Avec le recul, on peut dire aujourd’hui que ce groupe est sans doute à l’origine d’un rock original, puissant et répétitif qui deviendra balise pour les générations futures. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter une oreille sur « Complication » leur premier single ou « We Do Wie Du ». The Monks se rendent coupables d’un rock tribal et terriblement moderne, martial et révolutionnaire, tordu et élementaire. Dans son numéro « hors série » consacré aux allumés du rock, les Inrockuptibles sous la plume de Stéphane Deschamps bombardaient ces Monks comme des « cousins germains du Velvet Underground ou de Captain Beefheart » méritant au passage l’appellation contrôlée de « primitifs du futur ».  Des primitifs méconnus qui n’auront réussi qu’à susciter l’indifférence à leur époque et donc, aussi, à la sortie de leur unique album « Black Monk Time », en 1966. Au delà, d’un style musical audacieux, les Monks s’offraient aussi le luxe de la provocation, arborant tonsure monastique et allure de bure. Trente ans après cet unique album unique, Julian Cope rendait hommage au groupe dans son opuscule consacré au Krautrock (« Krautrock-sampler » chez Kargo & L’Eclat). Selon lui, « Black Monk Time » fut  » l’une des plus grosses défonces de tous les temps », « un joyau né de l’isolement le plus complet de cet horrible pressentiment qu’au fond personne n’écoute ce que vous racontez. (…) Chaque mot est hurlé avec le mépris de bidasses qui savent qu’on n’écoutera pas leur chanson et qu’elle servira simplement de musique de fond à un samedi soir bien arrosé ». Mais quelle musique! Forte. Puissante. Répétitive. Et en plus, pas chiche en caprices sonores, ce qui selon Julian Cope lui donne cette idendité sans pareille: « Si la musique des Monks reste atemporelle aujourd’hui, c’est précisément parce qu’elle adopte chaque effet de chaque période et se débrouille pour réconcilier l’ensemble en s’abandonnant à la pure joie de l’écriture et des arrangements, à quoi il faut ajouter leur obsession névrotique de tout enregistrer dans le rouge des compteurs VU ». Voilà. Il y a deux ans, les Monks se sont payés un hommage en or et argent. Un documentaire et une double compilation où se rencontraient Jon Spencer, les vétérans de Throbbing Gristle, Chicks On Speed, The Gossip, Faust, The Fall, The Raincoats, Alec Empire, Alan Vega, Silver Apples, Alexander Hacke ou encore Mouse On Mars. Dans l’argumentaire du CD, on pouvait lire que The Monks avaient, ni plus ni moins, contribuer à jeter les bases, non seulement du Krautrock, mais aussi de la musique électronique, du heavy metal, du punk, de l’indus et de la techno, ce que semblait prouver l’éventail des artistes recrutés sur « Silver Monk Time – a tribute to the Monks ». Le mot de la fin? Pour Jon Spencer:  » Les Monks sont un bon résumé de ce que doit être le rock’n’roll. Cela ne doit avoir aucun sens, mais vous faire bouger et sourire ».

http://www.the-monks.com/

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~ par anton levski sur janvier 25, 2009.

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